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Bonaparte choisit Saint Cloud .
Premier Consul, Bonaparte choisit Saint Cloud comme seconde
résidence. En 1801, il décide de la remise en état du château,
puis rachète les terrains vendus à la Révolution et confie la
direction des travaux à Pierre François Léonard Fontaine.
Le 2 Vendémiaire an XI (24 septembre 1802), ce dernier note
dans son Journal : "Le Premier Consul est allé fixer
son séjour à Saint Cloud où tout est prêt depuis longtemps
pour le recevoir. Il parait satisfait des arrangements de cette
maison et nous croyons qu'il l'habitera de préférence à toute
autre". En effet, richement meublé, son parc remis en état, doté
d'une nouvelle salle de spectacle au bout de l'Orangerie, le
château ne tarde pas à revivre selon toutes les exigences de
l'étiquette : "On se propose de donner spectacle régulièrement
toutes les semaines. Il a été fait quelques arrangements
particuliers dans sa loge et dans celles qui l'avoisinent pour
des mesures d'étiquette. Tout prend l'apparence d'une cour de
souverain. La messe que l'on dit les dimanches, avec la musique
nombreuse, les audiences publiques qui ont lieu après la messe
dans la galerie, et le grand concours des autorités civiles et
militaires de l'Etat rappellent les pompes de Versailles",
écrit Fontaine le 22 germinal an XII (12 avril 1804).
Les cérémonies et les fêtes se succèdent.
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Napoléon reçoit la couronne impériale .
Le 18 mai 1804, un sénatus-consulte décrète que le
"gouvernement de la République
est confié à un empereur". Napoléon Bonaparte reçoit la
couronne impériale des mains de Cambacérès : la scène se passe
à Saint Cloud dans la galerie d'Apollon. Là est également
célébré, le 2 avril 1810, le mariage civil de Napoléon avec
Marie-Louise d'Autriche. Le 23 mars 1805, le prince Napoléon,
fils d'Hortense de Beauharnais et de Louis Bonaparte, est
baptisé dans la chapelle par le pape Pie VII. La journée se
conclut par des illuminations et un feu d'artifice que l'on
tire à nouveau, le 23 juin 1811, à l'occasion du baptème du
roi de Rome. Mais c'est aussi à Saint Cloud que l'Empire
expire : le 3 juillet 1815, le maréchal Davout, prince d'Eckmùhl,
y signe la capitulation de Paris. S'évanouissent alors les projets
esquissés tour à tour par Louis Pierre Baltard et Fontaine d'un
nouveau palais où vivre et régner, qui "aurait eu à ses pieds
Paris tout entier et les plaines environnantes".
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